☆ La méthode Snoezelen ou comment nous inspirer pour créer un espace sensoriel ☆

Nous avons toujours voulu créer un espace de détente pour Malo, afin de l’apaiser et de faire diminuer les tensions qu’il renfermait. Nous souhaitions nous informer sur les différentes méthodes de relaxation et aller encore plus loin. C’est alors que nous avons pris connaissance de la méthode Snoezelen. Nous ne souhaitons pas appliquer telle quelle cette méthode mais nous en inspirer, en tirer le meilleur pour créer un espace sensoriel pour Malo.

Je ne détaillerai pas entièrement la méthode qui a fait ses preuves et qui nécessite une certaine formation pour être parfaitement réalisée. Je me contente, ici, d’une succincte présentation en y intégrant des liens pour toute personne voulant s’intéresser au Snoëzelen.

Depuis de nombreuses années, cette méthode de relaxation, de stimulation et de découverte sensorielle est proposée aux personnes en situation de handicap et en particulier dans le champ du polyhandicap.

Développé dans les années 1970 par deux jeunes Hollandais (Ad Verhuel et J. Hulsegge), le terme « Snoezelen » est la contraction de Snuffelen (renifler, sentir) et de Doezelen (somnoler), que l’on pourrait traduire autour de la notion d’exploration sensorielle et de détente et plaisir.

Cette méthode est principalement basée sur l’aménagement spécifique et parfaitement étudié d’une pièce (entière ou d’un espace de cette pièce) consacrée à cette expérience sensorielle.

Pour pratiquer le Snoezelen, l’enfant ou la personne est baignée dans une ambiance relaxante, apaisante, dénuée de toutes stimulations agressives.

On y fait appel aux cinq sens :l’ouïe, l’odorat, la vue, le goût et le toucher.

Pour cela un travail est réalisé sur la lumière (douce, tamisée, colorée…), sur l’environnement sonore (musique douce, bruits de la nature…), sur le mobilier (pouf, matelas, coussins, couvertures…), sur les objets de stimulations (miroirs, plaques sensorielles, jeux olfactifs…)…

Dès lors, nous créons un espace agréable où la personne se retrouve apaisée, en confiance, près à rentrer en contact, à vivre de nouvelles expériences sensorielles ou tout simplement se détendre pour se retrouver.

-> Davantage d’informations sur le site de « Snoezelen France »

« Plus qu’une méthode, l’approche Snoezelen est une démarche d’accompagnement, un état d’esprit, un positionnement d’écoute et d’observation, basé sur des propositions de stimulation et d’exploration sensorielles, privilégiant la notion de « prendre soin » « 

Cet outil médiateur est centré autour de la construction d’une sécurité psycho-corporelle, dans un cadre contenant et une relation individualisée.

Le concept s’articule autour de trois dimensions :

• Des propositions d’expériences adaptées autour des différentes modalités sensorielles, visuelles, sonores, tactiles.

• Le respect de la personne et de ses rythmes en lui permettant d’être actrice dans une présence empathique et attentive de la part des accompagnateurs

• La proposition d’expériences autour du relâchement et de la réduction des tensions autorisant un mieux-être potentiel.

-> Bien que nécessitant une certaine expérience, en tant que parents, et avec l’aide des professionnels qui nous entoure, nous pouvons créer pour nos enfants un tel espace afin de lui offrir cette dimension apaisante, relaxante, enrichissante en expériences et émotionnellement et qui pourra permettre de lui apporter un épanouissement différent par des expériences différentes.

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-> Il s’agit dés lors de trouver le juste équilibre entre stimulation et relaxation, dans une relation respectueuse de chacun. Il est donc indispensable d’adaptée préalablement l’espace en fonction de la personne qui va en bénéficier.

Certaines stimulations ne seront pas vécues de la même manière selon les enfants. Il faudra apprendre à décoder les attentes et les limites de chacun afin de ne pas obtenir l’effet contraire à celui recherché.

Les parents sont souvent les mieux placés pour déterminer ce que peut tolérer et apprécier leur enfant. Dans un premier temps, mieux vaut partir sur quelque chose de sûre pour l’enfant afin  qu’il se sente tout de suite en confiance.

Une fois rassuré dans cet espace, vous pourrez varier les approches et introduire de nouvelles stimulations et observer leurs effets.

-> Notre petite expérience :

Nous ne souhaitons pas appliquer telle quelle la méthode Snoezelen qui nous semble peut être trop ritualisée, trop fermée et moins adaptable. Comme nous l’avons dit au début, nous souhaitons cependant nous en inspirer afin de créer un espace sensoriel.

Nous avons réalisé un petit espace dans la chambre de Malo. Quelques coussins, un pouf DOOMOO, le coussin d’alaitement, une peau de mouton (pour la douceur et la chaleur) et un tapis d’éveil tout doux et varié niveau sensations tactiles (tissus de matières différentes, de reliefs différents…). Nous y allongeons Malo, puis nous lui proposons différentes choses (écoutes musicales, projection de veilleuses musicales et lumineuses, massages, théâtre d’ombres, découvertes tactiles…). Malo s’apaise, apprécie ses moments, se détend, se relâche.

Ce n’est qu’un début et nous voudrions aller plus loin. C’est pour cela, que dans notre future maison, nous prévoyons un espace entièrement dédié à Malo. Une salle de motricité et de stimulation sensorielle, avec du mobilier et des outils adaptés (achetés ou créés).

C’est l’un de nos projets pour Malo et nous espérons pouvoir le concrétiser.

Sur le pays de Lorient, deux structures disposent d’un espace sensoriel : l’IME de Kergadaud à Caudan et le SESSAD A Denn Askell (que nous avons pu visiter, grâce à son directeur M Le Gall; un grand merci, ceci nous a donné beaucoup d’idées pour notre projet). Voici quelques photos de l’espace multisensoriel du SESSAD :

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Quelques liens intéressants:

Définition sur Wikipédia

– Aménager un espace multisensoriel chez Hop toys

– L’association internationale Snoezelen (Suisse) : à traduire

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☆ Notre petit artiste ☆

Ce n’est pas parce que Malo a un handicap qu’il ne peut pas faire des choses comme les autres.

Nous mettons un point d’honneur à trouver des activités variées et stimulantes pour Malo tout en respectant ses capacités, ses possibilités d’actions et ses envies. Lire la suite

Citation

☆Porter le mininous: une envie, un projet☆

Avant même la naissance de Malo, l’idée de pouvoir le porter contre moi, comme un prolongement des 9 mois passé au chaud dans mon bidou, était tout simplement bien inscrite et indispensable pour moi.

J’ai commencé à m’y intéresser suite à l’émission « les maternelles » et un magnifique reportage sur le sujet (2011).

Tout ce que j’ai pu lire sur le sujet, ne faisait que confirmer cette envie !

Il n’y avait pas un argument contre à ce moment là et j’étais bien décider à élever mes enfants en adoptant dès le départ des principes naturels, alliant équilibre, sérénité, confort, liberté d’action et de pensée…

Et puis Malo est né ! A cet enfant différent, on a du adapter des solutions différentes et modifier nos modes d’actions, mettre de côté  certaines envies. J’y reviendrai plus tard.

Revenons directement au sujet du jour : le portage. 😉

Les bienfaits du portage sont nombreux (maternage, respect du développement de l’enfant, éveil, respect physiologique…). De nombreux sites très bien fais expliquent les très nombreux avantages, je ne m’attarderais donc pas trop la dessus en employant tous les termes techniques.

Pour ma part ce qui me plaisait dans le fait de porter mon enfant était le fait de pouvoir mettre en place une relation particulièrement forte entre nous. Avoir son enfant contre soi, à sa hauteur, permet d’échanger de manière directe les émotions, de partager un tas de choses, de communiquer directement, de le rassurer et d’être la près de lui pour accompagner sa découverte du monde.

L’enfant découvre l’extérieur et toutes les stimulations qui vont avec (tout est nouveau, peut être effrayant, peut être agréable ?). Ceux sont toutes ses découvertes qui font que l’enfant apprend à reconnaitre son environnement, le décode, si sent bien pour par la suite le maîtriser et ainsi bien se développer (capacités motrices, capacités cognitives, capacités relationnelles et émotionnelles…). Le fait d’être en contact avec ses parents le rassure et doit lui permettre de vivre les choses le mieux possible et de se sentir à l’aise.

Le portage est également l’un des meilleurs moyens d’aider son enfant à bien se développer sur l’aspect moteur. En effet, ce système permet de ne pas forcer sur le tonus non maitrisé des tous petits, de leur laisser le temps (d’un point de vue neurologique et de tonicité musculaire) de grandir et d’acquérir progressivement l’ensemble des positions. Cela évite également les « mauvaises positions » pouvant conduire, dans le pire des cas, à des malformations ou des douleurs (exemples : hanches, colonne vertébrale…).

Par le biais du portage, on entretient les positions de « regroupement », « d’enroulement », indispensables au développement de bébé.

Toutes les étapes du développement moteur passent par ces positions d’enroulement. L’enfant enroule sa tête pour se mettre du ventre sur le dos et inversement, se positionne vers l’avant pour se mettre assis en avançant les mains, puis pour se mettre à 4 pâtes… Il faut que l’enfant construise sa motricité autour d’un axe central,  ceci afin d’éviter les déséquilibres constitutionnels et les asymétries de développement.

C’est sur cette posture regroupée que l’enfant construit ses schémas moteurs de base, ses coordinations sensori-motrices, en particulier la coordination main-bouche, ses interactions avec le milieu humain…

Alors pour ça et encore plus encore, je ne peux m’empêcher d’être totalement adepte du portage physiologique.

Même si cet article n’est qu’un article parmi tant d’autres sur le sujet, j’espère avoir pu vous convaincre d’essayer ou de continuer ce mode de déplacement, de maternage, d’éducation.

J’en suis d’autant plus convaincue en ce qui concerne les enfants à risques ou présentant une maladie ou un handicap. Si vous voulez avoir mon avis là-dessus lisez mon article « Portage et handicap ».

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☆ Portage et handicap ☆

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Dans cet article je vais davantage vous faire part de notre expérience de portage avec notre fils Malo (en situation de handicap, maladie non diagnostiquée).

Pour ceux que le sujet intéresse, je vous conseille la lecture du mémoire d’une étudiante en kinésithérapie sur « l’importance du portage chez les enfants en situations de handicap ». C’est ici.

Un enfant qui développe (comme Malo) un schéma dit « d’hyperextension » se verra contrarié dans l’exécution de ses mouvements.

Le schéma «  d’extension » est souvent présent chez des enfants dits « sensibles », qui naissent avec un handicap ou une maladie ou encore chez les enfants prématurés. Mais on le retrouve aussi souvent chez des enfants qui n’ont pas de soucis particuliers majeurs (handicap ou maladie grave). Parfois les parents s’imaginent que leur enfant est « très tonique » en voyant ce petit bout d’à peine quelques mois, voir quelques semaines, pousser sur ses jambes, se redresser, raidir son dos ou encore se projeter la tête en arrière et se raidir.

La plupart des cas, cette extension est un moyen pour l’enfant d’exprimer quelque chose (puisqu’il n’a pas les mots pour le faire). Les médecins sont de plus en plus sensibles à cette manière d’agir chez un enfant. Il s’agit souvent d’une petite alerte qui permet d’annoncer que quelque chose le gêne, ou que quelque chose ne va pas (douleurs persistantes post-accouchement, coliques du nourrisson, reflux gastro-œsophagien…).

Bien évidemment il ne faut pas non plus s’alarmer face à ce comportement mais comme d’habitude, mieux vaut être attentif à ce qu’exprime le corps de notre petit. C’est par l’écoute de notre enfant (attitude, mouvement, déplacement, expression, vocalises…) que nous pouvons répondre le mieux à ses besoins, à ses appels et réagir rapidement.

Lorsque ce schéma en extension s’installe durablement dans le développement d’un enfant cela peut poser quelques problèmes lors des différentes phases d’apprentissages motrices. (Je ne suis pas kiné et donc ne m’étendrait pas sur ce sujet!)

Chez Malo, qui a développé ce schéma en réaction aux diverses agressions qu’il a connu depuis sa naissance (néonatologie, examens répétés, capteurs de fréquences, sondes d’alimentation, reflux gastro-oesophagien interne non diagnostiqué…) et accentué par ses troubles neurologiques, nous avons donc du agir rapidement et sur du long terme afin d’atténuer et de contrer ce phénomène.

Avec les conseils de notre kiné, nous devions mettre Malo le plus possible en position de regroupement (position du  petit bouda, tête enroulée, menton vers la poitrine, bassin enroulé, genou au dessus des fesses).

Alors quoi de mieux pour y parvenir que le « PORTAGE  PHYSIOLOGIQUE » qui positionne directement les bébés des positions adéquates (voir mon article « porter le mininous: une envie, un projet » qui explique succinctement les bienfaits du portage pour un développement harmonieux)

Malheureusement, passé ses deux mois, Malo refusa d’être porté en écharpe. Il avait trop chaud, transpirait, ne se sentait pas bien car trop contraint. J’ai du abandonner mon rêve de porter mon fils. Ce fut très difficile pour moi, car encore un autre de mes principes d’éducation et de maternage tombait en milles morceaux.

Nous avons donc continué à travailler sur son enroulement au travers d’autres techniques (toujours en lien avec sa super Kiné) : jeux chantés, massages, coussins de positions pour son transat, adaptation de sa chaise haute, puis de son matelas pour dormir… Quelques mois après son refus total d’être porté, je décidai de réintroduire progressivement le portage. Et oui je suis têtue, surtout quand je sais que cela peut avoir un impact très positif pour mon fils.

A fil des mois, Malo se détendit.  En perdant progressivement son schéma en extension qui verrouillait son petit corps et l’empêchait de progresser, Malo a pu découvrir de nouvelles sensations motrices, de nouvelles capacités. Il a beaucoup progressé d’un coup et se fut un véritable plaisir de le voir bouger comme cela.

A partir de ses 7-8 mois, le portage rentra de nouveau dans notre quotidien !

Le portage dans notre famille un peu différente c’est :

– Une aide aux déplacements :

Mes portes bébé furent des partenaires privilégiés pour me rendre aux différentes prises en charge de Malo. En effet, la plupart de nos rendez-vous ont lieu en centre ville ou à ses alentours. Nous n’avions pas la carte de stationnement prioritaire (demande refusée les deux premières années par la maison de l’autonomie du Morbihan car enfant trop jeune). Il nous est donc très difficile de nous stationner (manque de place ou stationnement éloigné). Mes portes-bébé m’ont donc sauvée la vie à de nombreuses reprises.

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– Porter physiquement et psychiquement :

Ce fut un allié lors des différentes hospitalisations de Malo. Pour décharger la voiture facilement en se libérant les mains tout en gardant un œil sur le mini Cob. Pour le transporter sans heurt, sans douleur après un examen invasif ou une opération, pour transporter en même temps l’ensemble des machines reliées à notre petit prince (pompe de nutrition, perfusion…).

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Mais surtout pour apaiser Malo avant ou après un examen. Lui faire sentir que nous sommes là, près de lui, à vivre ce moment avec lui, à l’accompagner dans cette difficile étape. C’est aussi ça le portage, porter PHYSIQUEMENT et porter PSYCHIQUEMENT.

– Un outil au service de la rééducation pour aider à mettre en place les schémas moteurs de bases.

 Le portage a largement contribué à faire diminuer le schéma d’hyperextension de Malo. A force d’être positionné correctement en enroulement, Malo s’est laissé faire, s’est progressivement détendu. Il fût moins réticent à être mis dans certaines positions (côté, ventre…) ou encore à être contraint et contenu. L’enroulement répété a apaisé notre fils qui a découvert une nouvelle façon de se tenir, de solliciter ses muscles. Nous avons vu notre fils évoluer (tout doucement mais évoluer tout de même). Il a déjà dépassé ce que certains médecins nous avaient prédis à sa naissance et surprend même les professionnels de rééducation qui s’occupent de lui. Nous sommes persuadés que le portage a eu un rôle primordial dans ce changement de cap.

–  Un outil facilitant les échanges verbaux et non verbaux :

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 Malo a aussi développé quelques troubles de communication. Nous ne sommes pas encore capables de dire si ces troubles sont causés par sa maladie ou si Malo les a développé en réactions face à toutes les expériences négatives qu’il a subit depuis sa naissance.

Tout petit Malo refusait d’être dans nos bras, refusait le contact physique (sauf dos à nous). Il refusait les caresses ou les bisous sur son visage et il était impossible pour lui de regarder quelqu’un dans les yeux. Les sourires étaient rares.

Près de nous, collé à papa ou maman, Malo prend confiance, vit des expériences agréables et sécurisantes. Nous avons toujours su que nous étions importants pour lui, mais que ça lui était difficile à exprimer. Ces nouvelles expériences l’ont considérablement rapproché de nous. Malo se sent désormais bien dans nos bras, les réclame d’ailleurs énormément. Une nouvelle relation s’est alors construite, avec un Malo plus proche, plus câlin, plus en contact. Il sourit et vocalise beaucoup. Se présente comme un petit garçon plus calme, plus doux et à la recherche de nouvelles choses à tester. Il aime se sentir proche de nous et se sent rassurer pour réaliser des tentatives de « regard amoureux » comme je dis, les yeux dans les yeux. Dans ces moments là, je fonds pour mon petit prince car dans ses yeux je vois un « Maman, je me sens bien, je suis heureux, je t’aime ».

Alors pour tout ça et encore plus encore, je dis OUI au portage physiologique et même pour les enfants en situations d’handicap (voir même en priorité pour certaines situations). Je m’étonne encore de ne pas voir apparaître des stages de portages dans les lieux de rééducations tels que les CAMSP qui accueillent nos tous petits. Je suis persuadée que ce mode de relation, de déplacement pourrait servir de complément à toute rééducation pour des troubles variés.

J’aime le portage, nous aimons le portage, Malo lui dit MERCI.